Traverser le lac Baïkal,
au coeur de la Sibérie
ça vous tente ?

Crédit photo : Lionel Thillet

Biologiste de formation, camerawoman et photographe de talent, Julie Monière parcourt le monde depuis plus de 20 ans à la découverte de nouvelles cultures et paysages. Elle réalise des documentaires d'exception sur la beauté sauvage de la nature et nous rend compte de sa fragilité. Elle a participé à la réalisation de nombreux films grand public notamment pour la télévision anglaise, la BBC ou encore Disney Nature, pour ne citer qu'eux... 

Mais cette fois ci, Julie a décidé de se lancer en février 2020 dans sa propre aventure : traverser seule et en toute autonomie le lac Baïkal du Nord au Sud. Comme elle me l'explique, c'est le 6 ème plus grand lac au monde. Il s'étend sur une longueur de 636 km avec une largeur variant de 24 km à 79 km pour une superficie totale de 31 722 km.

Crédit photo : Lionel Thillet

Est-ce que tu peux Julie m'expliquer pourquoi tu as choisi pour ton expédition cette destination si lointaine ?

 

Situé au sud-est de la Sibérie, le lac Baïkal constitue l'une des plus grande réserve d’eau douce de la planète. 

 

Il représente à lui seul un cinquième de l’eau douce existante à la surface de la Terre et suffirait largement pour subvenir aux besoins de la population mondiale pendant 50 ans.

Le Baïkal c'est non seulement le lac le plus ancien du monde, son âge étant estimé à environ 25 millions d'années, mais également le plus profond avec ses 1 700 m. La transparence de ses eaux limpides et cristallines sont incroyablement riches en oxygène et permettent une visibilité parfaite jusqu'à 40 m de fond.

L’immensité du lac est telle que ses premiers occupants, les Bouriates, peuple établi en Asie centrale il y a environ deux mille ans, le considéraient comme une mer intérieure. Le nom « Baïkal» provenant du turc « Bay Köl» qui signifie à l'origine « lac riche ou sacré ». Il est considéré aujourd'hui encore comme la « Perle de Sibérie ».

Le lac Baïkal est d'ailleurs inscrit depuis 1996 au patrimoine mondial naturel de l'UNESCO, car il constitue l'exemple le plus exceptionnel d'écosystème d'eau douce. Il est également entouré par un ensemble d'aires protégées d'une richesse incroyable. La plus importante est la réserve naturelle Baïkal-Léna (6 600 km2 au nord d'Irkoutsk) créée en 1986 ; il y a aussi en Bouriatie au sud la réserve naturelle du Baïkal (1 657 km2) créée en 1969, à l'est la réserve naturelle de Bargouzine (3 740 km2) créée en 1916 pour protéger les zibelines, cette petite espèce de mammifère carnivore devenue assez rare, car chassée durant de nombreuses années pour sa belle fourrure. On retrouve enfin au nord-est la réserve naturelle de Djerguine (2 380 km2) créée en 1992. À ces réserves s'ajoutent les trois parcs nationaux du Zabaïkal, du Pribaïkal et de la Tounka.

Crédit photo : Lionel Thillet

Entourée de hautes chaînes de montagnes, cette merveille de la nature, a fait mon bonheur durant toute mon expédition, mais depuis bien longtemps elle fait aussi la fierté des Sibériens. De la forêt, à la taïga dense et la toundra clairsemée, on passe par des régions semi-désertiques et des steppes rocailleuses d’Asie. Ce mélange de paysages a contribué au développement d'une faune et flore d'une inestimable valeur pour les naturalistes et constituent une bonne base de connaissances pour les sciences de l'évolution : on y trouve plus de 2 600 espèces animales et plus d’un millier de plantes, dont plus de la moitié n’existent qu’ici. On a par exemple trouvé plus de 250 sortes de crevettes d'eau douce dans le lac Baïkal, ce qui représente le tiers de toutes les crevettes connues à ce jour. Le lac accueille aussi l'une des rares espèces de phoque vivant exclusivement en eau douce : on l'appelle ici le Nerpa ou plus communément le phoque du lac Baïkal; on peut dire que c'est le super prédateur de l'écosystème du lac.

L’hydrologie du lac est également très intéressante à étudier : plus de 300 rivières s’y jettent dedans, tandis qu’une seule y prend sa source, il s'agit de la rivière Angara. Le volume d’eau du lac et les chaînes de montagnes qui l’entourent ont créé un microclimat très spécifique autour de celui-ci. De nombreuses sources chaudes se trouvent d'ailleurs sur les côtes Nord et Sud. La moyenne de température de l’air peut ainsi varier jusqu'à 10˚C par rapport à la moyenne observée à la grande ville d'Irkoutsk, qui se trouve à seulement 60 km de là. De manière générale, il fait plus chaud au lac Baïkal en hiver, et plus frais en été. Au-dessus du lac, le ciel reste dégagé la plus grande partie de l’année et les pluies soutenues y sont relativement rares.

Les températures en bord de lac peuvent parfois monter jusqu'à 17˚C en été, avec une moyenne annuelle de seulement 4˚C. Fin juin, début juillet, certains pourront même assister, s'ils ont de la chance, à la magie d’un arc-en-ciel lunaire, ce phénomène unique causé par de minuscules particules d’eau soulevées à la surface du lac par l’attraction lunaire.

 

Octobre et novembre ne sont pas des périodes très recommandées pour découvrir le lac, de même qu’avril et le début du mois de mai, en raison de conditions météorologiques très instables. Pendant ces périodes, les routes autour du lac peuvent être souvent bloquées, surtout en hiver, où cette “mer intérieure sibérienne” est recouverte d’une épaisse couche de neige. La banquise commence à se former dès le début du mois de décembre pour une durée d'environ 4 mois.

 

J'ai justement décidé de poser mes pieds sur le lac au mois de Février au moment où la glace serait la plus solide. A cette période, elle peut mesurer plus d’un mètre de profondeur par endroit.

Crédit photo : Lionel Thillet

Pourquoi as-tu décidé de partir aussi loin et en pleine condition hivernale ?

J'ai toujours apprécié les contrées éloignées et les grandes étendues enneigées. A chaque fois que mon travail m'avait menée dans des espaces glacés, que ce soit en Arctique ou en Antarctique, j'avais ressenti un apaisement inexplicable. Sans doute que j'étais transportée par la beauté surnaturelle de cette nature encore vierge de toute activité humaine. Dans cet environnement sauvage à l'état pur, mon esprit se libère et se met lentement en mouvement. Je suis comme portée par une force naturelle qui me dépasse.

Ce voyage sur le lac Baïkal m'est donc apparu en rêve comme une évidence. J'aime ces vastes espaces blancs à perte de vue, ils m'aident à retrouver un certain calme intérieur et sérénité. Après une période professionnelle très active, je souhaitais faire une pause et me retrouver dans des paysages hors du temps afin d'ouvrir une nouvelle parenthèse dans ma vie. Je voulais me sentir comme un enfant, sans peur et avec un regard neuf, plus en connexion avec mes sens et le monde qui m'entoure. Je voulais aussi apprendre à mieux me connaître à travers ce défi sportif. J'avais envie de me mettre en danger, de vivre à fond comme au premier souffle. Je voulais trouver le temps de rencontrer le lac Baïkal en tête à tête pour qu'il me guide vers un nouveau chemin. 

J'ai cru comprendre que ton voyage ne s'est pas passé comme prévu ?

C'est comme la vie, on a beau vouloir tout planifier, le destin en décide parfois autrement. Il faut alors apprendre à s'adapter aux changements  et évènements dès qu'ils se présentent à nous.

Je m'étais fixé initialement un objectif bien trop optimiste de 30 jours pour relier le Nord du lac au Sud. C'était tout simplement la durée de mon visa russe! En fait, c'était une grosse erreur de ma part, car je m'étais mis beaucoup trop de pression mentale dès mon départ y compris logistique. 

J'ai d'abord été surprise par la quantité de neige anormalement haute pour cette saison à cause d'un climat trop doux, ce qui a considérablement ralenti ma progression avec ma Pulka, c'est le nom suédois que l'on donne au traineau qui me servait à transporter mes 80 kg de matériel de survie, ma nourriture, ma tente, etc... A cette période de l'année, en Février, il devait y avoir des températures négatives nettement plus basses, de l'ordre de moins vingt degrés, ce qui aurait dû logiquement limiter les chutes de neige. C'est en tout cas ce que je m'étais dit en préparant  les étapes de cette expédition.
 

Dès les premiers kilomètres, devant faire face à tant d'imprévus, la peur et mes émotions m'ont complètement envahie. Mon cœur s'est mis à battre à 300 à l’heure, lorsque je me suis enfoncée dans cette immensité blanche qui m’enveloppait à la fois le corps et l'esprit. Le lac Baïkal m'a mis à l’épreuve du doute. J'ai rapidement compris que  la distance des 700 km que j'avais prévue de parcourir pourrait prendre bien plus de temps que je ne l'imaginais. Alors plutôt que de transformer mon rêve en épreuve, voire même en cauchemar, je me suis dis que ce qui comptait vraiment ce seraient désormais les pas que je ferai au jour le jour, d'heure en heure. Après je verrai bien où tout cela me mènera...

Si je m'étais entêtée à poursuivre mon objectif initial en me projetant dés le départ sur l'arrivée, alors je me serais empêcher de prendre du plaisir et de vivre pleinement le moment présent.

Complètement résignée à mon sort, j'ai donc décidé de retourner à mon point de départ initial pour rejoindre mon équipe d'assistance. Une fois à l'abri au camp de base, j'ai fait appel à un chaman sibérien pour qu'il me bénisse ainsi que ma Pulka. C'est une tradition là-bas : on ne vous laissera jamais partir marcher seule sur un lac gelé sans vous protéger des mauvais esprits. Comme je voulais absolument repartir au plus tôt, j'ai suivi ce rituel chamanique. J'ai bien fait car si j'avais renoncé, je n'aurais jamais pu y retourner à cause de la pandémie liée au coronavirus : les frontières étant fermées quelques mois plus tard aux étrangers.

Finalement, ce second départ était le bon, même si je gardais toujours en tête mon entorse à la cheville survenue quelques semaines plus tôt lors de mon entrainement et qui pouvait se réveiller à tout instant. Je m'étais pourtant bien préparée durant près de 9 mois à la fois physiquement et psychologiquement. Malgré ma blessure, mon médecin m'a quand même laissée partir, car il avait estimé que le tracé de cette longue marche était sans dénivelé et donc sans danger pour ma santé.

 

En tenant compte de cette fragilité physique, chaque jour de cette expédition était pour moi un nouveau challenge pour trouver mon juste équilibre et le bon rythme de marche. A travers mes différents tournages de documentaires, le Grand Froid, je connaissais bien, mais sur cette expédition là, je savais que ma seule expérience professionnelle ne suffirait pas. Sous peine d'échec, il était essentiel pour moi de m'entourer de personnes de confiance sur lesquelles je pouvais compter 24h/24h en cas de moment de faiblesse. C'est une certitude, en me remontant le moral, elles m'ont aidé à réussir cette aventure, à franchir le cap et à profiter pleinement et sereinement de chaque jour passé sur la glace. 

Je marchais généralement à partir de 7 heures du matin jusqu'à 16 heures de l'après-midi. Peu à peu, l’effort régulier de la marche m'a procuré une nouvelle force et énergie. Chaque jour, je suivais la même routine : je me levais, je me préparais et défaisais ma tente sous des températures gelées et un vent glacial. Chaque soir, il fallait aussi préparer mes réserves d’eau essentielle pour ma survie du lendemain.

Crédit photo : Lionel Thillet

Est-ce qu'on peut dire que pour toi c'est une sorte de voyage spirituel ?

Je n'ai pas choisi cet endroit au hasard, ce lac m'a depuis longtemps attiré. C'est pour moi un site très spirituel. Je dirais même que c'est un lieu à la fois magique et vivant.

J'ai adoré fouler le lac glacé de jour comme de nuit. Je sentais battre son coeur à chacun de mes pas, entrainée par ce bruit si particulier produit par les craquements retentissants et continus de la glace. C'est effrayant, on a beau savoir qu'elle fait un mètre d'épaisseur, on ne peut s'empêcher de craindre qu'elle casse à tout instant. Il faut avoir l'oreille des Sibériens pour déceler le bruit annonciateur du danger. Malgré tout, à la fin de chaque journée de marche, j'attendais avec impatience le moment de me poser sous ma tente pour une nuit bercée par le chant mystérieux du lac. A la tombée de la nuit, j'entendais aussi le cri des loups et le battement d'ailes des oiseaux. 

Au delà du dépassement de soi, c'est vrai que ma première motivation a été de m'exposer et de m’immerger dans cette nature sauvage pour retrouver la fluidité de mes pensées et un nouveau flot d'énergie. Pendant près de quinze ans, en Angleterre, je tournais des documentaires animaliers pour la BBC et Disney Nature. Je travaillais beaucoup, peut-être trop, et paradoxalement je me sentais de plus en plus déconnectée de la nature que je filmais. J'ai fini par rentrer en France, pour me retrouver et me rapprocher de ma famille. Très vite, début 2017, l'idée d'un voyage à pied à travers la Sibérie m'est venue.

En fait, cette aventure est née d’une rencontre avec l'écrivain voyageur français Sylvain Tesson qui venait de passer 6 mois sur le lac Baïkal en ermite. Son histoire m’avait passionnée et les images ramenées m’avaient littéralement transportées. Je pense que de temps en temps, il ne faut pas trop réfléchir avant de passer à l'action, il faut juste accepter cette forte envie qui nous transcende pour pouvoir vivre les moments forts et extraordinaires de notre existence.

En mettant un pied devant l’autre dans cet environnement mystique, je me disais que mon corps autant que mon esprit allaient se remettre naturellement en mouvement.  

 

D'ailleurs, depuis toujours, les lacs ont été des espaces naturels ayant une forte signification spirituelle pour les peuples autochtones. Avec leurs grandes étendues d'eau, les lacs représentaient pour eux le reflet du ciel sur terre, Tengri le Dieu Ciel étant la divinité suprême du Tengrisme, la religion autrefois la plus influente en Asie centrale. De ce fait, le Baïkal est cité de nombreuses fois dans les divers textes anciens laissés par les Turcs et les Mongols pour devenir encore aujourd'hui l’un des lieux les plus sacrés d’Asie. 

Des milliers d’années durant, la puissante énergie du lac a attiré de nombreuses personnes venues solliciter l’aide de la nature. Des sculptures de pierre et les ruines de monuments rituels traditionnels du Baïkal sont toujours visibles aujourd'hui sur ses berges. Le cœur du lac est l’île Olkhon qui est elle aussi glorifiée dans de nombreuses légendes. Elle est la plus large parmi les 30 îles du lac et abrite 143 pièces archéologiques uniques : des tombes, des vestiges d’anciennes ruines, monuments de culte shamanique, et bien d’autres encore... D’après les habitants de la région, c’est sur cette île, sur le fameux cap Bourkhan, que vivent les puissants esprits du lac. Dans le passé, seuls les shamans étaient autorisés à entrer dans la grotte sacrée qui s’y trouve.

Crédit photo : Lionel Thillet

Quel est ton message à travers cette longue marche ?

Il faut rappeler sans cesse que la marche a joué un rôle essentiel dans le développement cognitif de l’humanité. Marcher est fondateur de la condition humaine. Quand l’enfant se dresse et fait ses premiers pas, il découvre le monde et va vers les autres. Il ressent alors un bonheur intense. Cependant, la marche est devenue, aux yeux des adultes, tellement naturelle, qu’on ne réalise plus son importance. Elle est pourtant une si grande source de plaisir et permet une connexion directe avec notre environnement. Marcher invite à être plus attentif au monde extérieur. Marcher sur de longues distances autorise aussi à l’introspection, on chemine vers soi-même qu'on le veuille ou non. On voit plus clair en soi et on trouve parfois des solutions à ses problèmes. La marche m’a aidé à mieux penser, à rassembler mes idées et à me reconcentrer sur l’essentiel. Marcher m’a permis de prendre de meilleures décisions à des moments précieux et importants dans ma vie.

C’est enfin une façon de redécouvrir le silence sur ces grandes étendues blanches hors du temps. S’entendre respirer rend le voyage encore plus intense et unique. Pour moi, la magie du lac a fait son œuvre, son chant m'a apaisé, l'Esprit de la forêt m'a guidé. J'ai repris possession de tous mes sens : écouter, sentir, contempler... C’est l’une des rares activités qui me rend aussi libre et proche de ma vraie nature.

Pourtant sur cette grande route de glace, j'ai été souvent confrontée à mes doutes, à mes erreurs et à mes peurs, mais peu à peu, j'ai redécouvert mes forces et pu repousser mes limites pour avoir ce sentiment d’être de nouveau à la verticale de moi-même. Cette expédition m'a appris à me faire plus confiance, à me réapproprier le temps et à retrouver un certain ancrage. J’espère, à travers cette marche, inspirer d'autres femmes pour les aider à affronter leurs démons et à aller de l’avant. Il faut persévérer sur son chemin, même si la voie est parfois difficile à suivre, car le voyage et l’engagement finissent toujours par nous transformer. Ça fait des années que je pensais à cette aventure, mais que je n'osais pas vraiment franchir le pas. La grande exploratrice anglaise Felicity Aston m’a fortement inspirée et donné le courage de me lancer. Je souhaite que mon expédition donnera l’audace à d'autres personnes de croire en elles et en leur capacité de vivre leurs rêves, de se dire que tout est finalement possible : il suffit d'essayer, le destin fera le reste ...

La décision de réaliser cette expédition a été aussi fortement motivée par mes interrogations sur les problématiques humaines, sociétales et environnementales face auxquelles nous sommes tous confrontés. À l’heure actuelle, je suis tellement désarmée par tout ce que je vois à la télévision et sur internet que  j’ai l’impression de me perdre dans un monde dans lequel nos besoins essentiels ont été détournés. Notre lien à la Nature a été complètement brisé. Je ressens aujourd'hui le besoin de me poser un tas de questions par rapport à notre rythme de vie et à notre connexion à notre planète. Nous ne donnons pas assez de temps à la réflexion sur nous-mêmes et à notre mission de vie, dans un monde qui défile à mille à l’heure qui nous fait tourner la tête dans une danse effrénée vers la surconsommation. Je pense qu’il n’y a pas de déterminisme et que nous sommes tous en mouvement et en devenir sur cette terre.

 

Le Lac Baïkal est en train de mourir sous le poids de la pollution et des tonnes de déchets plastiques qui se déversent en lui. Face aux menaces environnementales, celui-ci pourrait bientôt être inscrit sur la liste du patrimoine mondial en péril. 


Au final, je me pose réellement la question de savoir comment prendre mieux soin de nous et de notre environnement pour bien vivre ensemble et essayer de laisser un monde meilleur aux générations futures. Je ne suis pas toute seule dans ce combat, nous sommes nombreux à nous poser des questions existentielles et à chercher les réponses pour donner un sens à ce qu’on l’on vit et à ce que l’on observe avec impuissance. C’est le cas du réalisateur Lionel Thillet, mon ami réalisateur et cadreur, qui m’a accompagné en Sibérie pour réfléchir sur tous ces sujets. À travers la réalisation d'un documentaire "lettre au Baïkal", nous avons essayé de faire découvrir au grand public la beauté exceptionnelle mais fragile de cette région reculée, afin de faire réfléchir au sens de la marche, à notre rapport à la Nature et au temps. J’ai envie de partager ma vision du monde pour vivre de façon plus harmonieuse. C’est avant tout une histoire de partage. J’espère transmettre du rêve aux enfants d'aujourd'hui et de demain pour leur donner envie de prendre soin de notre planète. 

Le film "lettre au Baïkal" a été vendu à la chaîne de télévision française Ushuaia TV et diffusé en janvier 2022 pendant le mois consacré aux explorateurs.

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Qui est Julie Monière ?

 

C'est une réalisatrice de films documentaires, mais aussi une exploratrice française et photographe.  Depuis toute petite, elle a toujours été fascinée par les cultures et les paysages d'ailleurs. Ce n’est pas surprenant si à l'âge de 17 ans, elle a quitté la France pour vivre et étudier seule en Irlande, puis au Maroc. Elle a ensuite rejoint l'Angleterre pour travailler pendant 15 ans dans le monde fascinant du reportage animalier. 

Avec ses  20 ans d'expérience dans le cinéma, elle s'est spécialisée dans les environnements éloignés et extrêmement froids. Elle a pu voyager ainsi dans des endroits uniques et les plus incroyables de notre planète.


Cadreuse sur de grands documentaires animaliers pour la BBC (Seven Worlds One Planet et Wild Alaska live) Disney Nature (Ours Polaire, Pingouin etc...), elle décide en 2019 de créer sa propre boite de production afin de réaliser des films sur des sujets qui lui tiennent à coeur.

 

En 2021, elle co-réalise avec Lionel Thillet son premier documentaire "Lettre au Baïkal" diffusé en Janvier 2022 sur Ushuaïa TV. Elle prépare pour 2022 un nouveau projet "Réalise Tes Rêves".

Pour prolonger cet article, je vous cite un passage du livre "Dans mes pas" écrit par l'explorateur français Jean-Louis Etienne : "Marcher c'est parcourir, découvrir, penser, arpenter, fuguer, migrer, manifester, errer. Marcher c'est être seul, en foule, libre, c'est tendre vers un but. Marcher, c'est le mouvement, le rythme, le souffle, la présence au monde. Marcher c'est être vivant. C'est tracer son chemin..."

Buen camino :-)

Lionel de Compostelle

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